Bonjour, je m’appelle MOVY et je suis votre compagnon pour cette campagne qui a pour objectif de vous emmener tous, petits et grands vers une activité physique et sportive régulière : pour votre santé, votre bien-être et votre plaisir.

La sédentarité et l’inactivité physique

La sédentarité et l’inactivité physique, tendances des modes de vie modernes

De nombreuses études internationales ont démontré qu’au fil des dernières décennies l’inactivité physique reste un sujet d’actualité dans les pays occidentaux et, en combinaison avec une alimentation inadaptée, nuit à la santé. L’évolution du surpoids et de l’obésité dans toutes les couches de la population est amplement documentée dans nos pays, un indice inquiétant étant le pourcentage d’enfants et de jeunes touchés.

Une étude de 2004 «Survey on young people’s lifestyles and sedentariness and the role of sport in the context of education and as a mean of restoring the balance », menée au niveau européen auprès des jeunes a donné des chiffres éloquents à ce sujet :

  • Les garçons sont plus actifs que les filles ; ils préfèrent plutôt des activités sportives intenses alors que chez les filles les activités modérées prédominent.
  • Malgré une augmentation de l’offre sportive en club, les jeunes, surtout les filles ne remplissent pas le minimum d’activité physique recommandé par l’OMS
  • Le sport en club ne suffit pas pour compenser le manque d’activité physique dans la vie de tous les jours ou à l’école
  • Les loisirs passifs, notamment la télévision, occupent la plus grande partie du temps libre des jeunes
  • Une grande partie des jeunes passent plus de 3h devant leur ordinateur
  • Parmi les qualités physiques, l’endurance a connu un léger déclin en 20 ans, alors que d’autres qualités physiques ont fortement diminué pendant le même laps de temps
  • L’inactivité physique auprès de l’enfant et de l’adolescent risque de perdurer pendant l’âge adulte
  • L’inactivité physique comporte un grand risque de glissement vers le surpoids et l’obésité

http://ec.europa.eu/sport/library/documents/c1/doc374_en.pdf

Deux études menées auprès des jeunes au Grand Duché de Luxembourg ont fourni des données similaires.
Celle de 2006 „Abschlussbericht zum Forschungsprojekt: Gesundheit, motorische Leistungsfähigkeit und körperlich-sportliche Aktivität von Kindern und Jugendlichen in Luxemburg - Untersuchung für die Altersgruppen 9, 14 und 18 Jahren“a fait état des résultats suivants:

  • A niveau de la condition physique, les garçons dépassent les filles ; chez les garçons elle augmente de façon significative avec l’âge, chez les filles elle stagne entre 14 et 18 ans.
  • Il y a une différence de la condition physique entre les élèves des 3 voies de formation analysées; la condition physique est la plus basse chez les élèves es voies de formation les plus basses, surtout chez les filles.
  • La coordination  s’améliore avec l’âge, elle est la plus haute chez les élèves de la voie de formation la plus haute.
  • La souplesse est plus prononcée chez les filles qui la maintiennent avec l’âge ; les garçons  montrent une diminution de la souplesse avec l’âge. Les filles faisant partie des élèves fréquentant les voies de formation les plus basses sont moins souples.
  • Le niveau de la capacité motrice augmente avec l’âge, aussi bien chez les garçons que chez les filles ; le niveau de cette capacité motrice est plus élevé chez les garçons. Elle est moindre chez les élèves des voies de formations moins élevées.
  • Le volume du sport scolaire diminue avec l’âge des élèves.
  • L’intensité du sport scolaire est plutôt modérée.
  • Seulement 11% des élèves  profitent d’activités sportives périscolaires.
  • L’intérêt des élèves pour le sport scolaire décroît avec l’âge.
  • Presque un tiers des élèves est amené à l’école en voiture.
  • Les jeux ou activités en plein air quotidiens diminuent avec l’âge pour passer de 4 ou 5 à 2 jours par semaine, tendance plus forte chez les filles, ce qui met les enfants luxembourgeois largement en dessous de résultats  des enfants allemands.
  • 38% des jeunes font entre 3,5 et 5km  par jour à pied, ce qui correspond aux 11.000 pas  recommandés.
  • Deux tiers des enfants pratiquent des activités sportives en dehors d’un club de sport ; cette pratique reste constante chez les garçons alors qu’elle diminue  chez les filles. On constate aussi une participation moindre des élèves fréquentant des voies de formation moins élevées, notamment chez les filles plus âgées.
  • La pratique sportive en dehors d’un club se fait avec une intensité faible à modérée ; son intensité augmente cependant avec l’âge.
  • Le volume des activités sportives hebdomadaires en dehors d’un club est très faible et se situe à 12 minutes de moyenne journalière.
  • Presque la moitié des jeunes sont membres d’un club de sport, les garçons étant plus nombreux que les filles et les élèves fréquentant les voies de formation plus élevées étant également plus nombreux.
  • Les heures par semaine passées en club de sport augmentent avec l’âge pour arriver à une moyenne de 5h30 par semaine. De nouveau on constate une différence entre les élèves fréquentant les  différentes voies de formation, ceci en faveur des élèves des voies plus élevées.
  • L’intensité du sport pratiqué en club est généralement élevée.
  • Les élèves de l’école primaire sont physiquement actifs pendant 30 minutes par jour en moyenne, les plus jeunes de l’enseignement post-primaire pendant 50 minutes et leurs collègues plus âgés pendant 40 minutes.
  • Seulement 27% des élèves de l’enseignement post-primaire remplissent les critères des 60 minutes d’activité physique et sportive d’intensité au moins modérée recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé. La moyenne des garçons est sensiblement plus élevée que celle des filles et l’on note une dégradation des moyennes en descendant le niveau des voies de formation.
  • Les habitudes alimentaires des jeunes n’ont pas changé depuis 2000 ; de nombreux jeunes n’ont pas l’habitude de se nourrir de façon équilibrée.
  • Les filles ont de meilleures habitudes concernant une vie saine, même si les résultats des plus âgées sont moins positifs qu’avant.
  • Le petit déjeuner et le repas chaud sont pris plus régulièrement par les plus jeunes ; la consommation de fruits et légumes est plutôt du domaine des filles sauf pour celles fréquentant les voies de formation moins élevées. Celles-ci sont le plus souvent réfractaires à un petit-déjeuner. 
  • Les fumeurs sont plus fréquents parmi les élèves les plus âgés, notamment parmi les élèves fréquentant les voies de formation les moins élevées.
  • La consommation d’alcool augmente avec l’âge, les garçons et les élèves des voies de formation moins élevées étant plus assidus.
  • La prévalence du surpoids et de l’obésité frise les 20%, ce qui est élevé par rapport à des études allemandes. Le pourcentage d’enfants concernés est déjà élevé chez les élèves de l’école primaire. La prévalence augmente avec l’âge, surtout chez les garçons et trouve sa plus haute valeur (plus d’un tiers chez les filles, un quart chez les garçons) chez les élèves de voies de formation les moins élevées.
  • Des corrélations positives ont été établies entre le niveau des capacités motrices et le volume et le niveau de l’activité physique  hebdomadaire, entre les capacités motrices et certaines données concernant l’état de santé, entre l’activité physique et ces mêmes données de santé (notamment le surpoids et l’obésité).

La deuxième étude (longitudinale) Luxemburger Längsschnittstudie / Entwicklung von motorischer Leistungsfähigkeit, körperlich-sportlicher Aktivität und Gesundheit von Kindern und  Jugendlichen in Luxemburg, de 2010 a pu confirmer les indications majeures de 2006 en les mettant dans un contexte de durée:

  • Le développement de la condition physique, surtout en matière d’endurance et de force-vitesse ne suit pas la courbe attendue  chez les filles et se situe en dessous des résultats attendus. Avec l’âge, il y a une légère dégradation de la souplesse chez les garçons.
  • Avec l’âge, l’activité physique journalière diminue.
  • La durée du sport scolaire diminue avec l’âge.
  • La fidélité des participants au sport périscolaire est minime.
  • La pratique sportive en clubs  diminue avec l’âge; la fidélité des filles au fil des années est plus faible que celle des garçons.
  • Au fil des années la moitié environ des jeunes  maintient une activité de loisir sportive non liée à un club, attitude plus prononcée chez les garçons.
  • Le surpoids et l’obésité augmente entre l’école fondamentale et le secondaire pour rester constants par la suite vers les 19%.
  • Les activités de loisir passifs (télévision, jeux sur ordinateur) augmentent lors du passage de l’école fondamentale au lycée pour diminuer ensuite.

http://www.men.public.lu/publications/etudes_statistiques/etudes_nationales/

Pour les adultes, L’eurobaromètre, un sondage effectué par La Commission Européenne auprès des 27 pays-membres de l’Union Européenne, donne des indications assez précises :

  • 40% des citoyens de l’UE disent faire du sport au moins une fois par semaine.
  • Une majorité nette de citoyens de l’UE (65%) pratique une forme d’activité

physique au moins une fois par semaine. Cependant 34% des répondants disent ne pratiquer une activité physique que très rarement, voire jamais.

  • D’une manière générale dans l’UE, les hommes font plus de sport que les femmes. Toutefois, cette disparité est particulièrement visible chez les 15-24 ans, les hommes jeunes ayant tendance à faire beaucoup plus d’exercice que les femmes jeunes.
  • Le nombre d'activités sportives pratiquées décroît parallèlement à l'augmentation de l'âge. Cependant, 22% des répondants du groupe des 70 ans ou plus font toujours du sport.
  • D’une manière générale, les citoyens des pays nordiques et des Pays-Bas sont les plus sportifs de l’UE. A l’opposé, les citoyens des pays méditerranéens et des 12 nouveaux Etats membres ont tendance à faire moins d’exercice que la moyenne.
  • Si les activités physiques se pratiquent dans une grande variété d’endroits formels à travers l’UE, deux-tiers des répondants ne sont membres d’aucun club ou centre sportif.
  • Les répondants affirment faire principalement du sport pour améliorer leur santé. D’autres raisons telles qu’être en meilleure forme, se détendre ou s’amuser sont également populaires.
  • Le manque de temps est de loin la raison la plus citée pour justifier l’absence de pratique d’activités sportives.
  • Les trois-quarts des répondants sont d’accord pour dire qu’il y a, là où ils vivent, des possibilités de pratiquer des activités physiques. Les répondants des 2 nouveaux Etats membres ne sont par contre que 56% à être d’accord avec cette affirmation.

http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_334_fr.pdf

Pour le Luxembourg, les résultats se situent dans le tiers supérieur  des réponses, au-delà de la moyenne de l’Union Européenne.

http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_334_fact_lu_en.pdf