Bonjour, je m’appelle MOVY et je suis votre compagnon pour cette campagne qui a pour objectif de vous emmener tous, petits et grands vers une activité physique et sportive régulière : pour votre santé, votre bien-être et votre plaisir.

Le manque d’activité physique et sportive

Le manque d’activité physique et sportive dans la plupart des pays occidentaux et les effets négatifs générés par l’inactivité physique.

Chances et perspectives inhérentes à un mode de vie incluant une activité physique régulière

a) Le manque d’activité physique et sportive

De nombreuses études dans le monde et au Grand-Duché de Luxembourg ont identifié un manque d’activité physique auprès toutes les couches de la population et font état de niveaux défaillants de condition physique  ou de motricité en général.
Les occasions d’exercer une activité physique ont tendance à diminuer à l’âge adulte et l’évolution récente des modes de vie a renforcé ce phénomène. Avec les grandes inventions des temps modernes, on assiste à une diminution manifeste des efforts physiques nécessaires pour s’acquitter des tâches ménagères quotidienne ou pour se déplacer (voiture, autobus). Selon les données disponibles, 40 à 60 % de la population de l’UE a un mode de vie sédentaire.
Les enfants et les jeunes participent à différents types d’activités physiques, lorsqu’ils jouent ou pratiquent un sport. Cependant, leurs conditions de vie (agglomérations urbaines, trafic routier dangereux, manque d’aires de jeu à proximité du lieu de vie) et leurs  habitudes quotidiennes ont changé avec les nouveaux modèles de loisirs (télévision, Internet, jeux vidéo,) ensemble avec des changements peu avantageux des habitudes alimentaires. Cette évolution coïncide avec l’augmentation des problèmes de surpoids et d’obésité chez l’enfant. Le fait que les enfants et les jeunes aient pu, ces dernières années, remplacer leurs activités physiques par des activités plus sédentaires soulève donc de fortes inquiétudes.

(Lignes d’action recommandées par l’UE en matière d’activité physique: Actions politiques recommandées dans le cadre  du soutien d’une activité physique favorable à la santé)
http://ec.europa.eu/sport/library/documents/c1/pa_guidelines_4th_consolidated_draft_fr.pdf

Deux études menées au Luxembourg (2006 et 2010) sur l’état de la santé et de la motricité de jeunes de 9, 14 et 18 ans ont confirmé une tendance à l’inactivité physique avec l’âge et révélé que cette tendance est accentuée pour les jeunes fréquentant des voies de formations scolaires moins élevées, notamment chez les jeunes filles.

Bös K. et al : Gesundheit, motorische Leistungsfähigkeit und körperlich-sportliche Aktivität von Kindern und   Jugendlichen in Luxemburg , 2006
Matthias Wagner et al: Luxemburger Längsschnittstudie / Entwicklung von motorischer Leistungsfähigkeit, körperlich-sportlicher Aktivität und Gesundheit von Kindern und  Jugendlichen in Luxemburg, 2010
http://www.men.public.lu/publications/etudes_statistiques/etudes_nationales/

L’Eurobaromètre, sondage effectué dans les 27 pays de l’Union Européenne sur les sujets les plus divers, a analysé en 2010 l’activité physique des citoyens européens avec les résultats suivants :

  • 40% des citoyens de l’UE disent faire du sport au moins une fois par semaine.
  • Une majorité nette de citoyens de l’UE (65%) pratique une forme d’activité physique au moins une fois par semaine. Cependant 34% des répondants disent ne pratiquer une activité physique que très rarement, voire jamais.
  • D’une manière générale dans l’UE, les hommes font plus de sport que les femmes. Toutefois, cette disparité est particulièrement visible chez les 15-24 ans, les hommes jeunes ayant tendance à faire beaucoup plus d’exercice que les femmes jeunes.
  • Le nombre d'activités sportives pratiquées décroît parallèlement à l'augmentation de l'âge. Cependant, 22% des répondants du groupe des 70 ans ou plus font toujours du sport.
  • D’une manière générale, les citoyens des pays nordiques et des Pays-Bas sont les plus sportifs de l’UE. A l’opposé, les citoyens des pays méditerranéens et des 12 nouveaux Etats membresont tendance à faire moins d’exercice que la moyenne.
  • Si les activités physiques se pratiquent dans une grande variété d’endroits  formels à travers l’UE, deux-tiers des répondants ne sont membres d’aucun club ou centre sportif.
  • Les répondants affirment faire principalement du sport pour améliorer leur santé. D’autres raisons telles qu’être en meilleure forme, se détendre ou s’amuser sont également populaires. Le manque de temps est de loin la raison la plus citée pour justifier l’absence de pratique d’activités sportives.
  • Les trois-quarts des répondants sont d’accord pour dire qu’il y a, là où ils vivent, des possibilités de pratiquer des activités physiques. Les répondants des 12 nouveaux Etats membres ne sont par contre que 56% à être d’accord avec cette affirmation.

http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_334_fr.pdf
En comparaison avec les données en Union Européenne, le Luxembourg se situe pour beaucoup de questions dans le tiers supérieur des réponses, au dessus de la moyenne générale en Union Européenne.

http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_334_fact_lu_en.pdf

b) Les conséquences de l’inactivité physique

Tous les spécialistes en la matière s’accordent à dire que l’inactivité physique croissante constitue un vrai danger tant pour la santé des individus que pour la santé publique.

On considère que la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité à l’échelle mondiale (6 % des décès), juste après l’hypertension (13 %), le tabagisme (9 %) et un taux élevé de glucose dans le sang (6 %). Sur le plan mondial, 5 % de la mortalité est imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité. Le niveau de sédentarité augmente dans bon nombre de pays, avec des conséquences majeures pour la santé générale des populations et pour la prévalence des maladies non transmissibles, comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète et le cancer, et leurs facteurs de risque tels que l’hypertension, un taux élevé de sucre dans le sang et la surcharge pondérale. On estime que la sédentarité constitue la cause principale d’environ 21 à 25 % de la charge du cancer du sein et du côlon, 27 % de celle du diabète et environ 30 % de celle des maladies cardiaques ischémiques.

(Recommandations mondiales en matière d'activité physique pour la santé)
http://www.sante.public.lu/publications/rester-bonne-sante/activite-physique/recommandations-mondiales-activite-physique-sante/recommandations-mondiales-activite-physique-sante-fr.pdf

c) Les effets préventifs et curatifs d’une activité physique régulière

En inversant la logique, il est possible de réduire les risques liés à la sédentarité en menant un mode de vie physiquement actif respectant certains critères. C’est ce que les spécialistes en la matière de l’Organisation Mondiale de la Santé avancent  de nos jours en formulant des recommandations  précises, reprises d’ailleurs au niveau de l’Union Européenne.  

Il existe aujourd’hui suffisamment de preuves démontrant que les personnes physiquement actives sont souvent en meilleure santé et bénéficient des avantages suivants :

  • Réduction du risque de maladies cardiovasculaires.
  • Prévention et/ou ralentissement du développement de l’hypertension artérielle et meilleur contrôle de la pression artérielle chez les personnes souffrant d’hypertension.
  • Renforcement de la fonction cardio-pulmonaire.
  • Maintien des fonctions métaboliques et faible incidence du diabète de type 2.
  • Accroissement de l’utilisation des lipides, d’où un meilleur contrôle du poids et une diminution des risques d’obésité.
  • Diminution des risques de certains cancers (sein, prostate et colon, en particulier).
  • Meilleure minéralisation des os dans la jeunesse aidant à prévenir l’ostéoporose et les fractures dans la vieillesse.
  • Amélioration de la digestion et de la régulation du rythme intestinal.
  • Maintien et amélioration de la force et de l’endurance musculaires, entraînant une augmentation de la capacité fonctionnelle à mener des activités dans la vie quotidienne.
  • Maintien des fonctions motrices, notamment de la force et de l’équilibre.
  • Maintien des fonctions cognitives et diminution des risques de dépression et de démence.
  • Réduction des niveaux de stress et donc amélioration de la qualité du sommeil.
  • Amélioration de l’image et de l’estime de soi et augmentation de l’enthousiasme et de l’optimisme.
  • Diminution de l’absentéisme au travail (pour congé de maladie).
  • Chez les personnes très âgées, diminution des risques de chute et prévention ou ralentissement des maladies chroniques associées au vieillissement.

(Lignes d’action recommandées par l’UE en matière d’activité physique: Actions politiques recommandées dans le cadre  du soutien d’une activité physique favorable à la santé)
http://ec.europa.eu/sport/library/documents/c1/pa_guidelines_4th_consolidated_draft_fr.pdf